Amérique centrale

Guatemala :

   Au Guatemala je suis passé par la Messila, Huehuetenango, San Pedro de la Laguna , Antigua et la capitale. Cette étape était un réel challenge physique car j’ai rencontré énormément de dénivelé positif. C’était très difficile.

   Les paysages du Guatemala sont magnifiques, de somptueuses montagnes et une nature impressionnante. J’ai eu la chance de visiter le lac Atitlán, un gigantesque lac entouré de volcans. Et j’ai aussi gravi le volcan Acatenango et Fuego, une expérience unique ! Le volcan Fuego est un volcan actif et on peut observer des éruptions. On compte en moyenne 15 éruptions par heure, un spectacle à couper le souffle.

   C’est un pays très culturel et on peut rencontrer encore de nombreuses communautés mayennes. D’ailleurs l’espagnol est bien souvent la seconde langue. Par exemple à San Pedro la laguna, on parle le Tz’utujil.

   Dans la capitale, Guatemala City, j’ai eu l’opportunité de collaborer avec de nombreux médias afin de donner de la visibilité à la maladie de Huntington. Malheureusement, je n’ai aucun contact dans ce pays en lien avec la maladie. On suppose qu’il y a des patients mais ils ne sont pas identifiés. Il n’y a aucunes associations et le corps médical ne connaît pas la maladie.

   J’ai profité de cette halte afin de faire réviser mon vélo après de nombreux kilomètres. Et à ma grande surprise j’ai trouvé un magasin avec une équipe formidable qui m’a offert une nouvelle chaîne, des freins et la révision complète du vélo. Quelle aventure humaine, ça fait chaud au coeur de rencontrer des gens aussi bienveillants.

Salvador/Honduras/Nicaragua :

Je n’ai pas trop visité ces trois pays de l’Amérique centrale car je voulais économiser mon budget pour l’Amérique du Sud. En effet, le voyage est encore long et je dois faire des choix.

Par ailleurs, je n’ai aucun contact en lien avec la maladie de Huntington ici. On suppose qu’il y a des malades mais non identifiés.

Au Salvador, j’ai quand même visité les villes de Santa Ana, San Salvador (la capitale) et San Miguel. J’ai d’ailleurs fait de belles rencontres à San Miguel. Le Salvador est réputé pour être dangereux et je dois avouer que je n’ai eu absolument aucun problème. Les locaux étaient très gentils et j’ai campé à de nombreuses reprises sans problèmes. Le plat typique du Salvador sont les pupusas. Une galette avec différents ingrédients à l’intérieur. Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce pays c’est que c’est son authenticité, on est loin du tourisme de masse.

Venant du Salvador, je suis arrivé en Honduras par la côte ouest et j’ai donc traversé une partie du pays. Je me suis juste arrêté une journée à Choluteca afin de faire un test PCR avant de rejoindre le Nicaragua. Ce que je remarque dans ce pays, c’est la pauvreté qui m’a particulierement choqué.

   Mon aventure au Nicaragua commence dès la frontière. Je tombe sur des douaniers malpolis et très ennuyeux. En effet, j’ai passé presque 2 heures à la frontière à répondre à l’ensemble de leurs questions et remplir leurs papiers. Je pense que j’ai jamais eu autant de mal à passer une frontière, ils m’ont même demandé le numéro de plaque d’immatriculation du vélo. Mais avec de la patience, j’ai finalement  réussi à rentrer.

   J’ai beaucoup aimé le Nicaragua, les passages sont magnifiques, il y a beaucoup de volcans et des villes avec une architecture coloniale. Les gens sont également très généreux et bienveillants. Et concernant la nourriture je suis tombé amoureux du Gallo Pinto et du pollo asado au barbecue, je mangeais ça tous les jours. J’ai eu la chance de visiter la ville de León et Granada. Pour la petite anecdote, lors de ma dernière nuit au Nicaragua, j’ai campé près de la frontière du Costa Rica. La nuit tombée, des centaines d’araignées sont apparus, elles grimpaient de partout sur ma tente, j’étais vraiment pas rassuré. Je pense que j’ai du camper à côté d’un nid d’araignées car elles étaient vraiment par centaines. De plus, le lendemain matin quand j’ai voulu récupérer le vélo, il y a avait une cinquantaine d’araignées qui avaient tissées leurs toiles pendant la nuit et pondus des œufs. Une véritable horreur pour tout nettoyer sans me faire piquer.

Costa Rica

   Je suis content d’arriver au Costa Rica car ici il y a une fondation huntington, des familles/patients et docteurs à rencontrer. J’ai passé 3 semaines au Costa Rica et notamment dans la capitale de San José. Ce pays offre bien plus que la capitale mais je suis ici pour rencontrer des familles et travailler sur mon projet.

   Et des rencontres, j’en ai fait beaucoup ! J’ai logeais chez Juan Carlos, un infirmier dont sa maman est atteinte de la maladie de Huntington. Et j’ai même eu le privilège de rencontrer toute sa famille. Il m’a fait visiter de nombreux endroits également et notamment des volcans.

   Grâce à Juan Carlos, nous avons travaillés avec de nombreux médias afin de faire de la visibilité à la maladie de Huntington et mettre en avant la fondation du Costa Rica.

  

   Et puis j’ai eu la chance de rencontrer de nombreuses familles qui vivent avec des personnes affectées par la maladie de huntington et même une généticienne. C’est toujours très intéressant de rencontrer des familles car nous vivons des expériences similaires et ça permet de se sentir moins seul. Et ce sont des moments très touchants puisqu’on vit des choses douloureuses avec les malades.

Les ticos (habitants du Costa Rica) ont été très généreux avec moi et comme au Mexique, j’ai été accueilli les bras ouverts. Ça m’a beaucoup ému et j’ai tissé des liens profonds avec de nombreuses personnes. La famille huntington est grande et universelle, nous devons être soudé afin de pouvoir s’entraider.

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