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Cambodge

cambodia flag

  • Capitale : Phnom Penh
  • Monnaie : Riel (KHR) US Dollar (USD)
  • Population : 16 204 486 habitants
  • Superficie : 181 035 km²
  • Langue : Khmer
  • Activités économique : Agriculture (riz, maïs, tabac, viandes, poissons, produits laitiers, sucres, farine et café), pêche, exploitation forestière, exploitation minière (caoutchouc, pierres précieuses, minerai de fer, manganèse, phosphate, hydroélectrique, pétrole, gaz et bauxite), industrie, construction, textile, services, tourisme

  Pays d’Asie du Sud-Est, le Cambodge est entouré par la Thaïlande, le Laos et le Viêt Nam. La géographie du Cambodge est dominée par le fleuve Mékong. Sa faible altitude fait que le pays se trouve en grande partie au niveau ou sous le niveau des fleuves. À la saison des pluies, le courant du Mékong se renverse et s’écoule vers le Tonlé Sap dont le lac augmente considérablement sa superficie.

HISTOIRE

Le Cambodge faisait partie intégrante de l’Indochine française qui était un territoire de l’ancien empire colonial français. Fondée en 1887 et regroupant jusqu’à sa disparition en 1954, le Viêt Nam, le Laos, Le Cambodge et ainsi qu’une portion d’un territoire chinois situé dans l’actuelle province du Guangdong.

   Le Cambodge actuel se veut l’héritier de l’Empire khmer qui domine la majeure partie de la péninsule indochinoise au xiie siècle. De nombreux temples sont alors érigés sur l’ensemble du territoire, dont le plus notable est Angkor Vat. Et puis le pays connaît un long déclin au profit de la Thaïlande et la Chine qui prendra fin avec la mise sous tutelle du pays par la France en 1863.

   La seconde période importante de l’histoire du pays début après la seconde guerre mondiale et l’indépendance avec les trois guerres d’Indochine successives. Le Cambodge plonge alors dans différents camps : « Pro américain » : république khmère, « Communisme radical » : Kampuchéa démocratique, « Pro soviétique » : République populaire du Kampuchéa. Le roi Norodom Sihanouk négocie l’indépendance du Cambodge en 1953.

   A partir de 1968, le parti communiste Khmer prend les armes. En avril 1970, un coup d’état militaire précipite le Cambodge dans une guerre civile qui fait plus de 300 000 morts. En avril 1975, les khmers rouges prennent le pouvoir. Le pays est transformé en un gigantesque camp de travail forcé, les forces de Pol Pot tuent plus d’un million de personnes.

En 1978, le Vietnam envahit le Cambodge et met en place la république populaire du Kampuchéa qui reste au pouvoir jusqu’en 1989. Les khmers rouges représentent encore le Cambodge à l’ONU jusqu’en 1991 et certains trouvent refuge en Thaïlande. La guérilla khmer rouge continue sporadiquement jusqu’en 1996 et les procès de khmer rouge débutent en 2009.

   J’ai eu la chance de vivre trois semaines au Cambodge notamment à Siem Reap et Phnom Penh. J’ai beaucoup aimé la gentillesse et l’accueil des cambodgiens.

Siem Reap

   Depuis mon arrivée en Asie, j’ai choisi de changer un peu ma façon de voyager et de prendre plus mon temps. Ainsi en 3 semaines au Cambodge je me suis uniquement concentré sur Siem Reap et Phnom Penh. La première partie de mon voyage m’a épuisé et j’éprouve le besoin de lever le pied. Et puis je me rends compte qu’il est aussi très intéressant de vivre dans un endroit pendant un certain temps immergé dans la culture, créé des relations et une routine plutôt que de courir aux quatre coins d’un pays pour voir le maximum d’endroits touristiques. C’est une autre façon de voyager…

   Au Cambodge, on utilise deux monnaies, le dollar US et le Riel. C’est assez déroutant au début de payer en Riel et de se voir rendre la monnaie en dollar US mais on s’y fait.  Ce phénomène est apparu spontanément suite à une série de chocs (la révolution khmère rouge, l’invasion vietnamienne, le génocide qui a vu disparaître près de deux millions de Cambodgiens sur une population de six millions…), qui ont fortement érodé la confiance de la population. Les cambodgiens utilisent donc le dollars US principalement au détriment du Riel.

   Quelques mots cambodgiens :

   -Merci : Or kon         -Bonjour : Sour sdey       -Aurevoir : Li haï

   Une semaine et demie à Siem Reap m’a permis de profiter au maximum des temples d’Angkor mais aussi de visiter la ville, pub street et le night market.

   Ce que j’ai moins aimé ici c’est clairement le business autour des temples d’Angkor. En effet c’est un site reconnu mondialement et certaines restrictions s’appliquent. Premièrement il est obligatoire d’acheter un « pass » correspondant à la durée de notre visite. Par exemple on peut souscrire à un pass 3 jours et le prix est de 62$. De plus il est interdit de visiter les temples par soi même en louant un scooter. Il faut louer un tuk-tuk avec son chauffeur afin qu’il nous conduise directement. Les tuk-tuk à Siem Reap c’est clairement une « mafia » organisée, à chaque coin de rue, un chauffeur vous propose ses services. Indépendant dans l’âme, l’option d’utiliser un tuk tuk ne me correspondait pas. J’ai donc trouvé une agence qui loue des scooters malgré l’interdiction et ces derniers m’ont même donné une carte en m’indiquant les endroits où les contrôles de police se font.

   Les temples d’Angkor sont gigantesques, j’ai donc visité les principaux, Angkor Wat, Bayon, Ta Prohm (où le film Tomb Raider fût tourné), East Baray, Preah Khan, Jayatataka et encore bien d’autres.

   Angkor est un site archéologique du Cambodge composé d’un ensemble de ruines et d’aménagements hydrauliques qui furent une des capitales de l’empire khmer, existant approximativement du IXième au XVième siècle. Classées depuis 1992 au patrimoine mondial de l’UNESCO, elles attirent plus d’un million de visiteurs par an, constituant ainsi la principale attraction touristique au Cambodge.

   Angkor a connu l’un des effondrements les plus méconnus de tous les temps. Le royaume khmer dura du ixe au xve siècle. À son apogée, il domina une large frange de l’Asie du Sud-Est continentale, de la Birmanie, à l’ouest, au Viêt Nam, à l’est. Sa capitale, Angkor, ne comptait pas moins de 750 000 habitants et couvrait une superficie d’environ 1 000 km2. À la fin du xvie siècle, lorsque des missionnaires portugais découvrirent les tours en forme de lotus d’Angkor Vat – le temple le plus sophistiqué de la cité et le plus vaste monument religieux du monde, la capitale de l’empire agonisait déjà. Les spécialistes ont avancé de nombreuses explications mais la plus probable est la suivante : Angkor aurait été condamnée d’avance par cette même ingéniosité qui transforma un ensemble de petits fiefs en empire. La civilisation khmère avait appris l’art d’apprivoiser les déluges saisonniers de l’Asie du Sud-Est, en stockant l’eau dans d’immenses bassins (appelés baray) pour éviter les inondations et la restituer en période de sécheresse. Mais elle perdit le contrôle de l’eau, la plus vitale des ressources, entraînant ainsi son déclin. Des sécheresses sévères et prolongées, ponctuées par des pluies torrentielles, auraient anéanti le système hydraulique.

   Le pouvoir se déplaça vers Phnom Penh, au xvie siècle, après une période de moussons irrégulières.

    La plupart des temples d’Angkor sont des ‘temples-montagne’, une structure qui commença à apparaitre vers le IXème siècle. Leur forme pyramidale qui s’élève majestueusement n’est pas due au hazard. Cette structure est profondément liée à l’hindouisme, religion qui domina Angkor pendant plusieurs siècles.

 Ces temples-montagnes représentent le Mont Meru, la demeure des dieux hindouistes. Les cinq sanctuaires symbolisaient ainsi les cinq pics du mont Meru. Les enceintes entourant les temples représentaient la chaîne de montagne encerclant le mont Meru tandis que les douves disposées autour des temples représentaient l’ocean cosmique séparant le monde des dieux de celui des hommes. Angkor Wat, est le temple-montagne par excellence. Ses cinq tours sont les plus élevées de tout le site archéologique d’Angkor. Ce gigantesque temple et ses douves recouvrent une surface de 1,3 km par 1,5 km.

Phnom Penh

Me voilà dans la capitale du Cambodge, Phnom Penh historiquement connue pendant la guerre avec les khmers rouges qui ont déporté l’ensemble de la population vers des camps de travaux forcés dans les campagnes.

J’adore visiter les capitales, elles représentent souvent le centre culturel du pays et on en apprend beaucoup sur l’histoire. Ici j’ai la chance de pouvoir louer un scooter pour 4$ par jour ce qui me permet de me perdre dans la ville et d’en visiter les moindres recoins. Par contre la conduite est relativement dangereuse, le trafic est très important et il n’existe aucun code de la route.

A Phnom Penh, j’ai fait le choix de vivre loin du centre ville et de la zone touristique. Je me retrouve dans un quartier où je suis le seul touriste et j’adore cette sensation. Pouvoir observer les gens, leurs moeurs et façon de vivre me fascine bien plus que de visiter un endroit touristique.

Pour autant il existe des incontournables à Phnom Penh et je vais bien entendu les visiter.

La prison S21 transformée aujourd’hui en musée fait partie de ces incontournables de la ville.

  Dans les années 1970, le Cambodge a connu l’une des révolutions les plus violentes au monde. C’est à la prison de Tuol Sleng, aussi appelée S-21, en plein coeur de la ville que Pol Pot a fait déporter, torturer et exécuter les « ennemis » du régime des khmers rouges. Aujourd’hui, le bâtiment est devenu un musée destiné au devoir de mémoire.

    A la fin des années 1960, le Cambodge connait une grave guerre civile opposant le président Sihanouk à une formation politique communiste montante, le Kampuchéa Démocratique dont les membres se font appeler : les khmers rouges. En 1975, quelques temps après le retrait des forces américaines du Viêt Nam et de la frontière cambodgienne, les khmers rouges s’emparent de Phnom Penh, chassent le gouvernement en place et installent un nouveau régime avec à leur tête le frère « Pol Pot ».

   Au début tout se passe bien. Les khmers rouges sont même accueillis en héros par les habitants de Phnom Penh lors de la « libération » de la ville. Mais très vite leur idéologie se met en place pour bientôt engendrer l’un des pires génocides du XXème siècle.

   L’objectif de Pol Pot est simple : créer une société utopique basée sur le modèle communiste sans classe ni religion,capable de fabriquer ses propres ressources afin de vivre en autarcie. Une société dirigée par un parti unique, l’Angkar qui signifie « l’organisation ».

   Pour survivre, l’Angkar compte bien sûr s’appuyer sur un peuple soumis, travailleur et courageux. Sous prétexte d’éventuelles représailles américaines, Pol Pot vide les villes. Hommes, femmes, enfants, vieillards… des milliers de Cambodgiens doivent quitter leur habitation pour rejoindre des « villages de travail » dans les campagnes et travailler dans les champs. Les malades sont sortis de force des hôpitaux pour rejoindre l’exode. Ceux qui ne veulent pas ou qui ne peuvent pas partir sont tués sur place. En 24h les principales villes du pays sont désertées.

   Dans les champs, des Cambodgiens n’ayant jamais travaillé la terre doivent produire une quantité quotidienne de riz irréalisable. Ils travaillent 12 heures par jour et n’ont droit qu’à une seule cuillère de riz en guise de repas. Cueillir un fruit dans un arbre justifie la peine de mort car cela revient à « voler l’Angkar ». Des milliers de personnes commencent à périr à travers tout le pays.

   Mais les khmers rouges ne s’arrêtent pas là. Le « peuple nouveau » doit être purifié de tout élément déviant qui pourrait présenter une menace.

   Les khmers rouges se mettent alors à pourchasser tous les ennemis du régime : les partisans du précédent gouvernement, les étrangers, les expatriés rentrés au pays et jugés suspects, les étudiants, les médecins, les professeurs, les artistes… Le simple fait de porter des lunettes ou d’avoir les ongles propres signifient qu’on est intellectuel. Une preuve suffisante pour être arrêter ou tuer.

    La folle purge menée par les khmers rouges dure quatre ans, allant jusqu’à se retourner contre certains cadres du parti. Au total, le régime de Pol Pot a tué 40% de la population cambodgienne !

   La folie de Pol Pot cause cependant sa perte. Durant tout le temps où il est au pouvoir, le dictateur s’appuie sur des troupes vietnamiennes pour mener à bien son idéologie. Mais plus son peuple décline, plus il y a de soldats vietnamiens au Cambodge. Ayant peur de se faire voler le pouvoir par le pays voisin, il déclare la guerre au Viêt Nam en 1979. L’armée vietnamienne n’a pas de mal à renverser le dictateur qui, comme la plupart des cadres de son parti, disparait dans la nature. Pol Pot meurt en 1998 sans jamais avoir été jugé !

   Tout de suite après avoir fait évacuer Phnom Penh, Pol Pot transforme le lycée Tuol Sleng en une prison d’Etat nommée S-21. Les ennemis de l’Angkar y sont emprisonnés et torturés pour obtenir de faux aveux. La majorité des personnes déportés à S-21 ne savent même pas ce qu’on leur reproche. En réalité, l’arrestation est en soit une preuve suffisante de leur culpabilité. Il ne reste plus aux khmers rouges qu’à leur soutirer des aveux pour signer leur arrêt de mort.

   Dans la prison, les conditions de (sur)vie sont abominables. Les prisonniers sont enchaînés par dizaines, incapables de bouger et allongés à même le sol. Le moindre mouvement, le moindre tintement de chaînes et les surveillants les battent pendant des heures. Chaque prisonnier est torturé 2 à 3 fois par jours, parfois pendant plusieurs mois. Une fois qu’ils ont avoué, Duch, le directeur de la prison signe leurs aveux, les envoyant immédiatement dans l’un des champs d’exécution, les killing fields, en périphérie de la ville. Il y sont alors exécutés. Pas par balle, ça coûte trop cher. Ils sont battus à mort avec des crosses de fusils puis jetés parfois encore vivant dans des fosses communes. Sur 17 000 personnes déportées à S-21, seulement 7 survécurent (certainement les derniers arrivés) !

Ensuite à Phnom Penh, il existe différents endroits à visiter, comme le central market :

Le Palais Royal qui sert de résidence au roi du Cambodge et que l’on peut visiter :

Enfin j’ai beaucoup aimé me promener le long du Riverside qui longe le Mekong et où peut voir les gens faire de l’exercice ou encore jouer au « Plumfoot », un sport très populaire en Asie qui consiste à garder en l’air un volant en utilisant les pieds et d’autres parties du corps à l’exception des bras et mains.

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